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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 20:06

Alice

TOUT VA BIEN NOUS DIT NOTRE PRESIDENT ET SON VICE-PRESIDENT CHARGEE DES FINANCES.

Mais la réalité est différente d'ou l'intervention de Stephane Rossignol :

Compte Administratif 2010 : Une collectivité déraisonnable !

30-05-2011 2011

L’exercice d’autosatisfaction auquel vous vous livrez chaque année au travers de la présentation du compte administratif ne suffit pas à masquer la réalité néfaste de votre gestion.

Même lorsque vous tentez de vous dédouaner derrière l’argument du désengagement de l’Etat vis-à-vis de la collectivité, histogramme à l’appui, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les dotations et participations de l'Etat ont en effet progressé de 2,71% pour l’année 2010, soit plus du double de l’inflation inscrite à la loi des finances.

La région, au travers de cet argument et d’un certain nombre d’autres, cherche simplement à justifier les difficultés qu’elle rencontre à boucler un budget qu’elle veut voir, année après année, continuer à augmenter. C’est votre credo. La collectivité cultive la logique des moyens (surtout pour ceux consacrés au fonctionnement en général et à son fonctionnement interne en particulier), alimentant ainsi une perpétuelle inflation des dépenses publiques. Par cette attitude, la collectivité se rend, en terme de finances publiques, coupable d’un laxisme irresponsable : promesses électorales, cadeaux préélectoraux, prolifération des structures, manque de responsabilisation sur les objectifs et les dépenses… Une utilisation dispendieuse des fonds publics qui témoigne de l’urgence d’une réforme en profondeur en profondeur de notre collectivité.

A cette égard, l’obligation pour la collectivité d’emprunter, en 2010, (je rappelle que les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain) 125 M€, contre 50M€ en 2009, faisant ainsi grimper de plus de 17,5% la dette par habitant de notre Région, constitue une erreur de gestion majeure.

Si cette manne financière servait au moins les intérêts de notre région et produisait des résultats ! Seulement, ce n’est point le cas. Les quelques données que je vais vous communiquer sont édifiantes.

En 2004, votre majorité socialiste promettait de faire un Eldorado du Languedoc-Roussillon. Votre « palmarès » depuis sept ans est éloquent ! Le Languedoc-Roussillon est aujourd’hui, parmi les 22 régions métropolitaines :

     - 20ème pour la proportion de bacheliers dans une génération, soit 59,9% (et la seule région à ne pas avoir amélioré cette proportion depuis 2002) – En matière d’éducation, les résultats sont là !

      - 22ème pour le PIB/Habitant (elle a reculé d’une pace depuis 2002) – En termes de développement économique, les résultats sont là !

      
-20ème pour la proportion de dépôts de bilan (elle a reculé de 2 places depuis 2002) – En termes de soutien aux entreprises, les résultats sont là !
  

       - 22ème pour le taux de chômage – En termes de création d’emplois, les résultats sont là

       - 17ème pour le nombre de brevets déposés (elle était 10ème en 2002) – en matière d’intelligence industrielle, les résultats sont là.

 

Quant à nous, habitants du Languedoc-Roussillon, nous sommes las de vos discours angéliques, las de voir émerger des projets pharaoniques (Musée de la Romanité financé à 100% par la collectivité) qui apparaissent aujourd’hui comme des cache - misère. Las de voir cette collectivité se mêler de tout pour au final ne rien résoudre. En somme, nous sommes las de cette gouvernance qui n’est pas à la hauteur des enjeux que cette collectivité doit relever.

 

Je veux saisir cette occasion pour insister sur une des causes principales de votre échec.

Je fais ici référence au déséquilibre entre les moyens et les politiques conduites par votre institution en matière de développement économique et de création d’emploi, premier vecteur de justice sociale d’une part et ceux que vous consacrez pour des compétences secondaires d’autre part. Que ce soit les acteurs du tourisme qui est un secteur qui représente 15% du PIB régional, que ce soit les dirigeants des TPE et PME régionales, qui représentent 95 % du tissu économique régional, que ce soit nos chercheurs, figure de proue de notre matière grise régionale ou encore nos pêcheurs et nos agriculteurs, tous garants d’une identité régionale à laquelle vous prétendez tenir. Aucun ne trouve grâce à vos yeux et je vais le démontrer dans une minute.

En revanche, des secteurs comme la culture et ses nombreuses associations, le sport et ses nombreux clubs sportifs ou encore l’environnement, chapitre au sein duquel certains dossiers revêtent des enjeux essentiels pour notre région, mais dont l’essentiel des actions ressemble davantage à des compromis politiques. Tous ses secteurs bénéficient de moyens considérables frisant l’indécence à l’égard des missions obligatoires qui vous ont été confiées par les lois de décentralisation.

Et que dire de tous les schémas liés à la discrimination, la santé ou autres et pour lesquels très peu de moyens sont consacrés pour produire des résultats probants, mais qui mis bout à bout représentent des crédits considérables.

Venons en à la démonstration chiffrée et qui ne souffre d’aucune contestation car elle émane du document comptable qui nous a été transmis:

Au CA 2010, La Région consacre (Inv. + Fonct.) 65 M€ pour la culture, le sport et les loisirs ou encore près de 42 M€ pour l’environnement. Dans le même temps, elle consacre 23,2 M€ à la recherche et l’innovation (près de 3 fois moins que pour la culture), à peine 35 M€ à la Pêche, l’agriculture et l’agro-alimentaire (près de 2 fois moins que pour la culture) ou encore (Hors PRAE) 24,2 M€ seulement pour l’Industrie, l’artisanat et le commerce (pratiquement 2 fois moins que pour l’environnement et 3 fois moins que pour la culture). Loin de moi l’idée d’opposer ses secteurs, mais de souligner les déséquilibres patents entre les moyens consacrés et l’importance des enjeux.

On pourrait par ailleurs et pour enfoncer le clou, dans le même registre, comparer ces moyens à ceux que la collectivité utilise pour son seul fonctionnement interne (170M€, soit 7 fois plus que ceux qu’elle consacre à l’artisanat, l’industrie et le commerce).

Une dernière donnée et pas des moindres. Au CA 2004, les investissements programmatiques représentaient 46 % du budget. Depuis, ce taux n’a pas cessé de diminuer pour s’établir à ce jour (CA 2010) à – de 40%. L’investissement ? Sous votre gouvernance il s’avère être un véritable taux d’usure.

Au regard de ces constats, comment cet exécutif compte-t-il faire sortir notre région de l’ornière sociale et économique dans laquelle elle se trouve plus que jamais engluée ?

C’est un véritable sens interdit politique que vous vous complaisez à remonter et qui conduit inexorablement notre région, car la méthode Coué n’y changera rien, dans une impasse au bout de laquelle se trouve un mur sur lequel elle ne pourra que se lamenter.(sic)

Je tiens également à rappeler les moyens dont disposent les collectivités gérées par le PS dans cette région qui sont considérables mais qui ne produisent pas ou peu d’effet. Ce ne sont pas moins de 6 Milliards d’Euros.

Afin de relever les défis que constituent la création d’emplois et le progrès social, il apparaît nécessaire de dégager des marges de manœuvre en termes budgétaires, mais pas seulement. Au-delà des gains substantiels que nous obtiendrons en réduisant de façon considérable les moyens que la collectivité consacre à son train de vie et à saupoudrer, il faudra viser à améliorer l’efficacité des dispositifs, beaucoup trop nombreux, les structures satellites (protéiformes et coûteuses en fonctionnement). Tous ces artifices qui nuisent à l’efficacité et la lisibilité de l’action politique de la collectivité.

Il est vraiment temps de dégraisser le mammouth !

 

colere2petitREMARQUE: compte tenu de la situation économique et du niveau de la dette nous risquons de voir prochainement un doublement des charges financières(2006:12.907milliers d'euros et 2009:15.817 milliers d'euros soit + 22,5 %). En 2009  l'encours des dettes bancaires et assimilés représentait 492.570 milliers d'euros contre 290.830 milliers d'euros en 2006 soit + 81,5 %). Combien demain puisque chaque année nous devons emprunter pour équilibrer nos comptes?

Devant de tel chiffres:comment notre président et son vice-président osent-ils faire COCORICO ET AVOIR LA MINE AUSSI REJOUIE?

 

Christian Bourquin, accompagné de Didier Cordorniou, Vice-Président délégué aux Finances, a profité de l’occasion pour dévoiler LoRdi dont seront dotés tous les élèves de seconde à la rentrée prochaine.

 

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Published by moulin - dans Informations
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